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(What’s The Story) Morning Glory? – Rockfield en quinze jours

Creation, Rockfield en quinze jours

En octobre 1995, Creation sort (What’s The Story) Morning Glory?, enregistré surtout à Rockfield au Pays de Galles avec Owen Morris et Noel Gallagher à la production. Le tracking de base tient environ quinze jours en mai-juin 1995, à peu près un morceau par jour dans la salle Quadrangle, alors qu’une fenêtre de six semaines était réservée. Alan White vient de remplacer Tony McCarroll à la batterie ; McCarroll reste sur Some Might Say, coupé plus tôt à Loco. Le mix part ensuite vers Orinoco à Londres sud, sur une console Neve.

L’écriture bascule vers les ballades et les grands refrains, loin de la charge brute de Definitely Maybe. Wonderwall et Don’t Look Back in Anger s’appuient sur des nappes Kurzweil plutôt qu’un orchestre. Paul Weller ajoute guitare et chœurs sur Champagne Supernova. Cast No Shadow est terminé dans le train du retour au studio. Liam pose beaucoup de leads en une prise au Neumann U67 pendant que la section rythme joue live ; Mellotron, EBow et guitares supplémentaires arrivent l’après-midi.

Une bagarre entre Liam et Noel sur la pelouse de Rockfield interrompt la première semaine ; le groupe paie les dégâts, revient et termine le disque. La pochette Berwick Street de Brian Cannon et Michael Spencer Jones devient aussi identifiable que les singles. Dès août 1995, la « Battle of Britpop » face à Blur place Oasis en une nationale. En moins d’un an, le groupe joue deux soirs à Knebworth devant environ un quart de million de personnes.

On faisait un album, pas un manifeste de mode de vie. Un morceau par jour, on finit, on passe au suivant.

(Owen Morris sur le rythme de Rockfield, interviews années 1990)

Au Royaume-Uni, le disque prend la tête des charts ; Some Might Say, Roll with It, Wonderwall, Don’t Look Back in Anger et Champagne Supernova l’emmènent aussi aux États-Unis. Les certifications BPI s’empilent jusqu’à une vingtaine de disques de platine, parmi les meilleurs scores britanniques des années 1990. Les playlists radio traitent Wonderwall comme un fixe pendant des décennies.

Le bilan reste concret : un deuxième album écrit vite, enregistré presque live et mixé dur, qui fixe encore le son Britpop à la radio du jour. Quand Oasis poussera plus tard vers le gigantisme et les overdubs, celui-ci reste le modèle refrain, image et charts réunis. C’est toujours le disque que la plupart des auditeurs occasionnels citent quand ils disent posséder un album d’Oasis.

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