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Green Day – American Idiot

Le single qui ouvre le disque recommencé

Green Day sort American Idiot en single le 6 août 2004, chez Reprise. L’album du même nom suit le 21 septembre. La chanson dure 2 minutes et 54 secondes. Billie Joe Armstrong écrit les paroles. La musique est créditée au groupe. Rob Cavallo et Green Day produisent. La prise de base est enregistrée en mars 2004, vers la fin de séances qui courent depuis l’automne 2003 au Studio 880 d’Oakland et à Ocean Way, à Hollywood. Chris Lord-Alge mixe. Ted Jensen masterise. Mike Dirnt joue la basse et les chœurs. Tré Cool joue la batterie. La face B du single européen est Too Much Too Soon.

Le disque existe parce qu’un autre a disparu. Les bandes d’un album que le groupe appelait Cigarettes and Valentines sont volées au studio. Cavallo, qui les produit depuis Dookie, leur demande si ce disque perdu était vraiment le meilleur qu’ils pouvaient faire. Armstrong dira plus tard qu’ils ne pouvaient pas le regarder et l’appeler la meilleure chose qu’ils aient jamais faite, alors ils recommencent. Au Studio 880, ils écrivent le jour et parlent disques le soir. Ils installent même une petite radio pirate dans la pièce. Cavallo les pousse vers un album qui raconte une histoire. American Idiot, la chanson, en est la porte.

Armstrong rattache le texte aux chaînes d’info pendant la guerre en Irak : des reporters avec les troupes, des images de combats coupées avec des publicités. Il dit aussi avoir écrit la chanson après avoir entendu, à la radio de la voiture, une fanfaronnade de rock sudiste, exactement la pose à laquelle il voulait répondre. Dirnt décrit le morceau comme un appel à se tenir à part, pas seulement un doigt pointé. Le refrain, ce sont quatre accords francs, joués vite. Armstrong utilise une Les Paul Junior de 1956. Il a failli sauter le solo de guitare, qu’il trouvait un peu ridicule, puis il en pose un, sur une Les Paul réédition, parce qu’il voulait que l’album donne la sensation d’avoir 15 ans et de jouer devant un miroir.

Ils avaient tous ces journalistes à la Geraldo dans les chars avec les soldats, qui commentaient coup par coup.

(Billie Joe Armstrong)

Le clip, réalisé par Samuel Bayer, place les trois dans un entrepôt devant un drapeau américain vert à 48 étoiles. Les bandes fondent et un liquide vert atteint le groupe depuis les amplis. Dans les classements, le single atteint la 61e place du Billboard Hot 100, la première entrée de Green Day dans cette liste et la 1re place du classement Alternative. Il monte à la 3e place au Royaume-Uni et à la 1re au Canada. Les ventes en téléchargement n’entraient pas encore dans le Hot 100, ce qui a gardé le pic américain plus bas que la diffusion radio. La chanson est nommée à quatre Grammy en 2005, dont l’enregistrement de l’année et le groupe la joue à la cérémonie. L’album derrière le single est celui dont on parle quand on parle de la seconde vie de Green Day.