Cinq notes vérifiées d’une carrière qui a rarement tenu une seule ligne.
1Un satellite à son nom est parti sans qu’il le sache
En 2016, des mois après la mort de Bowie, une société canadienne a lancé un petit cubesat surnommé Starman. La boîte faisait environ 10 cm et pouvait émettre des impulsions lumineuses visibles depuis la Terre. Bowie n’avait aucun rôle dans le projet. Des astronomes se sont disputés : hommage pour les uns, débris orbital inutile pour les autres.
2Il détenait un brevet lié à la diffusion numérique
En 1997 il lance BowieNet, un FAI avec e-mail de marque, médias exclusifs et chats en direct avec l’artiste. Le dispositif était en avance sur le marketing rock de l’époque. Il a aussi déposé un brevet lié à son système de diffusion numérique. Bien avant les réseaux sociaux, il testait l’accès direct aux fans en ligne.
3Il a refusé deux fois les distinctions britanniques
En 2000 il décline un CBE. En 2003 il décline un titre de chevalier. Sa phrase est nette : « I wouldn’t know what to do with it. » Contrairement à des pairs qui acceptent les titres, il garde ses distances avec le cérémonial officiel.
4Une espèce d’araignée porte son nom
En 2008, des chercheurs en Malaisie nomment une araignée aux couleurs vives Heteropoda davidbowie. La livrée leur rappelait les looks Ziggy Stardust. Le nom devait aussi attirer l’attention sur des espèces menacées. La taxonomie rejoint la longue liste des endroits où l’image de Bowie a atterri hors des bacs de disques.
5Il a écrit Outside avec cut-ups et exercices de transe
Outside (1995), fait avec Brian Eno, est un album-concept sombre. Bowie utilise des états de légère transe et la méthode cut-up de William Burroughs, découper le texte et le réassembler, pour bâtir des paroles hors récit linéaire. Le but : un monde narratif qui n’obéit pas à une intrigue ordinaire.