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Joy in Repetition – Prince: Sunset Sound en juillet, un solo gardé jusqu’en 1990

Enregistré le lendemain d’une réécriture guitare, puis retiré de Sign O’ the Times

Le 17 juillet 1986, Prince est au Studio 3 de Sunset Sound, à Hollywood, avec l’ingénieure Susan Rogers. La veille, il a retravaillé I Could Never Take the Place of Your Man. Cinq jours plus tard il enregistrera Soul Psychodelicide, un titre qu’il glisse déjà dans une parole. Le morceau du milieu est Joy in Repetition: prises, overdubs, voix, et un mix le même jour. Un mix supplémentaire est probable le 27 juillet au home studio de Galpin Boulevard, à Chanhassen. Prince joue les instruments et chante. Susannah Melvoin fait les choeurs.

La scène du texte est un club. Un groupe joue depuis des mois. La chanteuse, une femme qu’il n’avait pas remarquée, répète deux mots un peu derrière le temps. Les mots sont « Love me. » Il demande son nom et obtient les mêmes deux mots. La ligne qui ferme les couplets est le titre: tenir quelqu’un, c’est croire qu’il y a de la joie dans la répétition. Puis l’arrangement s’ouvre et la guitare prend les deux dernières minutes. Rogers est créditée ingénieur d’enregistrement et de mix sur le master publié. Prince n’a jamais expliqué le morceau en interview. La bande est l’explication.

Il rate la séquence de Dream Factory compilée le lendemain. Il entre dans le projet de triple album Crystal Ball, enchaîné après The Ball. Quand Warner Bros. le force à réduire ce projet au double Sign O’ the Times, Joy in Repetition sort. Il ne le réenregistre pas. La prise de 1986 est celle qui sort enfin.

Un solo de guitare sans retenue, qui rivalise avec tout ce que Prince a joué.

(Diffuser.fm, à propos de Joy in Repetition)

Le 20 août 1990, Paisley Park et Warner Bros. sortent Graffiti Bridge, bande originale du film. Joy in Repetition dure 4:53 et enchaîne depuis We Can Funk, le titre avec George Clinton. Prince garde le bruit de fête au début. C’est le même brouhaha qui ferme Eye No et mène à Alphabet St. sur Lovesexy. Sur le 33 tours, il clôt la face une. Le film place le morceau dans une scène de club qui colle au texte et n’améliore pas le disque. Il ne retouche pas le mix de 1986 pour la bande originale. D’autres vieux titres de l’album sont repris. Celui-ci non.

Le master publié crédite Susan Rogers comme ingénieur d’enregistrement et de mix, Howie Weinberg et Michael Koppelman au mastering, et Coke Johnson en assistant. La longue version live est celle qui ouvre One Nite Alone… The Aftershow: It Ain’t Over en 2002, avec John Blackwell à la batterie, Rhonda Smith et Larry Graham à la basse, Renato Neto aux claviers, et Maceo Parker au saxophone. Cette version étire le solo au-delà du montage studio. Le morceau à raconter reste le master de Sunset Sound: quatre ans dans le coffre, puis un titre de fin de face qu’on lui avait déjà demandé de retirer.

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