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Black Star Dancing – Noel Gallagher’s High Flying Birds : Nile Rodgers a dansé au Gatehouse

Écrit à Abbey Road parce que les autres chansons étaient faibles

En mai 2019, Noel Gallagher écrit Black Star Dancing dans le Gatehouse d’Abbey Road parce que, a-t-il dit à Radio X, les autres chansons qu’il avait n’étaient pas très bonnes. C’est la première sortie des High Flying Birds depuis Who Built the Moon? en 2017. Il produit celui-ci lui-même. Paul Stacey est à l’ingénierie, avec Dan Hayden, assistant d’Abbey Road. Nile Rodgers est dans le bâtiment, au travail avec Rebecca Ferguson. Gallagher lui demande à peu près pourquoi il écrit des chansons avec elle pendant que lui galère. Rodgers sourit, joue un lick de guitare, et repasse plus tard devant le studio. Le morceau tourne. Rodgers demande si c’est à lui, et danse. Il dit que c’est dope. Gallagher répète le mot et veille à ce que la citation reste attachée à Rodgers, pas à lui.

Sour Mash sort le single le 2 mai 2019. L’EP suit le 14 juin, en numérique et en vinyle 12 pouces, avec un artwork de Gareth Halliday. Outre le titre, il contient Rattling Rose, Sail On, un mix 12 pouces, et une révision de dix minutes par The Reflex, le producteur londonien Nicolas Laugier. Les crédits de session citent aussi Mike Rowe aux claviers, Emre Ramazanoglu parmi les ingénieurs, Craig Silvey au mix et Greg Calbi au mastering. Le groove est le sujet : une pulsation disco après les productions de David Holmes, Gallagher citant David Bowie, INXS, U2, Queen, Indeep et ZZ Top comme la pile qu’il écoutait, et accusant trop de Top of the Pops.

La vidéo arrive le 7 mai 2019. Elle est bâtie sur des images des années 1970 de The Wheeltappers and Shunters Social Club, l’émission de variétés d’ITV présentée par Bernard Manning entre 1974 et 1977. Manning annonce le tour de chant. Colin Crompton est dans le public. Gallagher est incrusté comme l’artiste sur cette scène de club. C’est une blague sur le divertissement léger enroulée autour d’un disque dance, pas un film de performance sombre. Le clip officiel est celui qui a circulé, et il colle à la chanson : clair, un peu ridicule, et fait pour un 12 pouces.

Ça arrive à combiner les influences de David Bowie, INXS, U2, Queen, Indeep et ZZ Top. J’ai peut-être trop regardé Top of the Pops ces derniers temps. Bref, c’est dope, pas mes mots, les mots de Nile Rodgers, qui a littéralement dansé dans le studio en l’entendant.

(Noel Gallagher, mai 2019)

Le classement singles britannique plafonne à 91. Le classement des ventes atteint 28, celui des singles vinyles 25, et les singles indépendants la 2e place. L’EP sort le 14 juin 2019, le jour où les High Flying Birds sont en tête d’affiche de l’Isle of Wight Festival. La chronique NME de ce concert place Black Star Dancing dans le set, entre She Taught Me How to Fly et les chansons d’Oasis, devant une foule que l’article situe au-dessus de 35 000. Gallagher dit « Good evening Isle of Wight festival » et laisse ensuite les morceaux courir. Il avait déjà dit que cet EP était le premier de trois prévus dans l’année. This Is the Place et Blue Moon Rising suivent avant Noël.

Black Star Dancing est un disque court et clair, écrit par quelqu’un qui avait passé l’album précédent à laisser David Holmes le pousser vers la piste, puis qui a réservé le Gatehouse et en a écrit un nouveau sur place parce que le dossier était faible. Rodgers qui danse devant la console, c’est la critique qui reste. La vidéo du social club, c’est l’image. La place au classement est une note de bas de page sur une chanson faite pour être jouée longuement, sur vinyle, avec un edit disco français qui attend sur le même EP.

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