Troisième single de The Beginning: Dutch house pour l’ère festival
En mai 2011, les Black Eyed Peas sortent de The Beginning un titre club Dutch house de six minutes pour des dancefloors qui voulaient encore l’endurance de The E.N.D. Don’t Stop The Party, produit par DJ Ammo et will.i.am, ouvre sur un kick four-on-the-floor dur, des stabs de synthé aigus et des chants vocaux conçus pour les murs LED. L’edit radio ramène les 6:07 de l’album à quatre minutes; la version longue boucle le hook jusqu’à ce que la salle n’ait plus de stratégie de sortie.
À ce stade, le quatuor (will.i.am, apl.de.ap, Taboo, Fergie) a déjà passé à l’échelle pop avec I Gotta Feeling et Boom Boom Pow. The Beginning, sorti en novembre 2010 chez Interscope, pousse plus loin dans les structures EDM: moins de textures live-band, plus de drops festival. Les crédits d’écriture listent les quatre Peas avec Joshua Alvarez et DJ Ammo. Le titre siège à côté de The Time (Dirty Bit) et Just Can’t Get Enough dans une campagne de singles pensée pour les clubs mondiaux plutôt que pour les cyphers backpack.
Soniquement, c’est volontairement frontal. La basse est carrée et forte. Les voix échangent des lignes courtes, puis s’empilent dans un chant qui change à peine. Peu de récit, beaucoup de design d’endurance: le genre d’arrangement qui survit à une sono de stade et à une vidéo de téléphone en même temps. Le clip double la mise sur le néon, les masques et le mouvement continu, aligné sur le refus lyrique de laisser la nuit finir.
Sorti le 9 mai 2011 comme troisième single de The Beginning, le titre culmine No. 3 en France et No. 17 au Royaume-Uni, tout en plafonnant à la No. 86 du Hot 100 américain.
(Résumé des charts, campagne singles 2011)

L’Europe prend le morceau plus fort que l’Amérique. Autriche, Belgique, Irlande, Nouvelle-Zélande et Canada lui offrent un Top 20. Aux États-Unis, il ne tient que quatre semaines dans le Hot 100, rappel que les singles club de fin de cycle des Peas voyageaient parfois mieux à l’étranger qu’à la radio domestique. Le titre s’est quand même verrouillé dans les setlists et les arènes sportives, là où le titre est tout le brief.
Écouté aujourd’hui, Don’t Stop The Party se date honnêtement: pop EDM de festival à son pic, kick Dutch house, écriture chant-first. Ce n’est pas le disque le plus nuancé des Peas, et il n’essaie pas de l’être. C’est un outil de travail des années où le groupe traitait le cycle d’album comme une nuit qui devait continuer jusqu’à la remontée des lumières.