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AKA… What a Life! – Noel Gallagher’s High Flying Birds : piano Hacienda sur un shuffle des Kinks

Un arrêt accidentel sur Strings of Life

Noel Gallagher’s High Flying Birds sort AKA… What a Life! en deuxième single du premier album le 9 septembre 2011, et ce n’était pas au départ un disque de dance. Gallagher a dit que ça avait commencé comme un shuffle acoustique qu’il rattachait aux Kinks. Un après-midi, il tombe par accident sur Strings of Life de Rhythm Is Rhythm, le morceau house de Derrick May en 1987, et s’arrête sur le piano de l’intro. Il reprend la guitare, décide que la figure tient, et enregistre une démo avec une grosse caisse et ce piano. Il trouve ça disco et n’est pas sûr de pouvoir danser dessus. Il le garde. Entre 1987 et 1990 il était à la Haçienda à Manchester, et il aimait encore l’acid house. Le piano prouve que la chanson peut porter une autre pulsation.

Dave Sardy produit le morceau, le même producteur qui avait travaillé sur des disques d’Oasis et qui mixe cet album à Hillside Manor, à Los Angeles. Les sessions ont commencé en février 2010 au State of the Ark, à Twickenham, avec Paul Stacey et Jeremy Stacey. Sour Mash sort le téléchargement le 9 septembre. Le CD et le 45 tours, avec la face B Let the Lord Shine a Light on Me, suivent le 17 octobre, le jour de Noel Gallagher’s High Flying Birds, qui entre numéro un des albums au Royaume-Uni. Le single plafonne à la 20e place le 24 septembre, 15e en Écosse, et 2e du classement indie britannique. Il reste douze semaines dans le classement principal. Le bilan annuel UK le place 172e.

Mike Bruce réalise la vidéo. Le groupe la poste début octobre 2011, et elle partage des objets avec le reste de la trilogie Ride the Tiger : les mêmes femmes et la caméra « Soulsucker » des autres films. Sur Radio 2, Gallagher et Matt Morgan remplacent Dermot O’Leary et Noel joue une version acoustique à l’antenne. Le premier concert, à l’Olympia Theatre de Dublin le 23 octobre, est déjà complet pendant que le single est encore neuf. Au HMV Forum de Londres deux semaines plus tard, la salle reprend le refrain même quand les claviers sont plus bas dans le mix live que sur le disque.

Un après-midi j’écoutais, pas exprès je précise, mais complètement par accident, Strings of Life d’un groupe qui s’appelle Rhythm Is Rhythm. Je me suis arrêté sur le passage de piano au début et je me suis dit : comment un truc comme ça peut entrer dans ma chanson ?

(Noel Gallagher, à propos du morceau, 2011)

La démo publiée plus tard sur le CD bonus d’International Magic s’intitule Ride the Tiger a.k.a. What a Life!, d’où le film tire son nom. Sur la bande de l’O2 du 26 février 2012, la chanson est déjà un verrou du set, entre le nouvel album et les titres d’Oasis qu’il joue encore. La place au classement est modeste à côté du numéro un de l’album. Sur le disque, c’est le moment où le premier album cesse de sonner comme une pile de chansons qu’il aurait pu donner à Oasis et commence à poser une pulsation four-on-the-floor sous un refrain direct.

Les disques suivants des High Flying Birds, surtout Who Built the Moon? avec David Holmes en 2017, poussent l’idée dance plus loin. AKA… What a Life! est le premier pas net : un souvenir house de Manchester vissé à une chanson commencée à la guitare acoustique. Le refrain est simple exprès. Le piano est la décision qui permet au reste de la carrière solo de quitter le modèle stade quand il le veut.

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