Wounded Rhymes, janvier 2011 : Björn Yttling, le clip neigeux de Tarik Saleh
Le 21 janvier 2011, Lykke Li sort I Follow Rivers en deuxième single de Wounded Rhymes, son deuxième album. Björn Yttling (Peter Bjorn and John) le produit. Lykke Li, Yttling et Rick Nowels l’ont écrit. La version originale dure environ trois minutes et quarante-huit secondes. SPIN a diffusé le titre en avant-première le 10 janvier. L’album suit chez LL Recordings / Atlantic début mars 2011, après des sessions à Atlantis, Decibel et Högalid à Stockholm.
On entend d’abord une figure de xylophone un peu détimbrée, puis une batterie régulière et la voix plus grave et plus ferme de Li. Des claviers tournent derrière une ligne de guitare sombre. Le texte suit quelqu’un dans l’eau profonde et le mauvais temps : "Deep sea baby", "Dark doom honey". Après le pop indie plus léger de Youth Novels (2008), elle voulait un deuxième disque plus brut. Yttling met percussions et couleurs de clavier inhabituelles devant et superpose parfois sa voix comme une petite chorale.
Tarik Saleh réalise le clip sur Gotland : Li seule dans un paysage enneigé. L’image colle au ton plus froid de l’album. Quelques mois plus tard, le Belge Stephen Fasano, alias The Magician, sort un remix house qui grimpe dans les classements européens. Triggerfinger reprendra le titre en live. Ces versions ont beaucoup voyagé ; la chronique reste ici sur la prise album 2011 et les sessions qui l’ont formée. Rick Nowels, qui avait écrit pour Madonna et Stevie Nicks, apporte une habitude d’écriture californienne dans les sessions stockholmoises de Yttling sans lisser les percussions. Les scores du single original restent modestes face au remix ; dans plusieurs pays européens, la radio ne s’enflamme qu’avec l’édition dance de Fasano.
Je crois que j’ai l’air plus expérimentée. J’essaie toujours de faire autrement. J’ai voulu être plus brute cette fois.
(Lykke Li à SPIN, janvier 2011)

Sur l’album, I Follow Rivers est la piste 2, entre Youth Knows No Pain et Love Out of Lust. Le remix The Magician finira numéro un en Belgique, Allemagne et Italie et circulera des années en club et en streaming. Cinéma et télé placeront plus souvent le remix que l’original. Ce succès n’efface pas la version studio : le xylophone, la batterie sèche, la voix de Li enregistrée pour un disque pop plus sombre, pas pour une édition dancefloor. En concert, Li garde l’arrangement plus proche de la batterie sèche de l’album que de la grosse caisse régulière du remix, ce qui rappelle en festival d’où part le titre.
Écoutez d’abord la prise Wounded Rhymes. C’est le morceau que Yttling et Li ont terminé à Stockholm avant que remixes et reprises fassent du titre un tube dance européen. Les rivières du texte commencent là.
Priya | 11 octobre 2026
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Je connaissais pas ce détail de session. Ça change l’intro dans ma tête. Je balance ça sur le groupe. Chaos assuré. Voilà.
Marc G. | 12 octobre 2026
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Un peu basique mais I Follow Rivers reste top 5 Lykke Li pour moi. Biais de fraîcheur possible, je m’en fiche aujourd’hui. Bonne chronique.
Inés | 13 octobre 2026
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La basse de I Follow Rivers porte tout le reste. Le reste c’est du décor. Le café a refroidi pendant que je finissais. Acceptable.
Amy | 14 octobre 2026
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Lu ça, puis I Follow Rivers fort. Bon réflexe. Les vieux forums étaient fous sur ce sujet. Bisous la dispute.
Mateo | 15 octobre 2026
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Les détails de prod m’ont fait remettre I Follow Rivers deux fois. Bien vu.
Lina | 16 octobre 2026
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Je balance I Follow Rivers aux potes qui détestent cette époque. Ça marche. Bon.