Cargo, 1983 : Colin Hay écrit la peur après le hit
En mars 1983, Men At Work sortent Overkill comme premier single américain de leur deuxième album Cargo. Columbia le publie ; Peter McIan produit. Colin Hay a écrit le morceau seul. Les sessions de 1982 passent par AAV à Melbourne, Paradise Studios à Sydney et Westlake Audio à Los Angeles. La sortie de l’album est retardée parce que Business as Usual (1981) se vend encore partout ; Cargo arrive enfin en Australie en avril 1983 et monte à la première place du Kent Music Report.
Autour de Hay : Greg Ham au sax et aux claviers, Ron Strykert à la guitare, John Rees à la basse et Jerry Speiser à la batterie. Après le bounce reggae de Down Under et Who Can It Be Now?, Overkill ralentit le rythme. On entend une basse ronde, une ligne de sax douce et Hay qui chante l’insomnie et les pensées trop nombreuses. Cash Box salue cette ligne de sax quand le single passe à la radio américaine. Les paroles parlent d’un succès qui ne se tait pas : fans, voyages et le sentiment que quelque chose va mal tourner. Hay a dit plus tard que le morceau venait d’un moment de paranoïa et de surmenage après le premier album. La face B du single US est Till the Money Runs Out. À environ trois minutes quarante-quatre, la prise album laisse le sax répondre à la voix au lieu d’ajouter un refrain gag.
Le single culmine à la 3e place du Billboard Hot 100 début juin 1983, 5e en Australie et entre dans le top 10 au Canada, en Irlande et en Norvège. Men At Work tournent beaucoup en 1983 pour l’album. Le clip garde les cinq visages sur MTV pendant que le morceau sonne plus intime que l’Australie cartoon des hits précédents. Dr. Heckyll & Mr. Jive avait ouvert en Australie ; Overkill est le titre qui montre aux auditeurs américains que le groupe peut aussi écrire un single plus calme pour les charts.
Je pense que cette chanson a été écrite quand je me sentais un peu paranoïaque, un peu surmené et un peu dépassé par le succès.
(Colin Hay, interview ultérieure sur Overkill)

Cargo porte aussi It’s a Mistake et une tournée dense aux États-Unis et en Europe. Le Canada certifie Overkill or ; les bilans canadiens de 1983 le placent encore parmi les gros singles de l’année. Le quintette classique ne tiendra plus longtemps : Speiser et Rees partent en 1984. Ce qui reste sur le disque, c’est la production nette de McIan, la couleur sax de Ham et Hay qui nomme le prix d’une carrière mondiale soudaine sans se cacher derrière un refrain gag. Des versions acoustiques solo plus tardives de Hay montrent que la mélodie tient sans le groupe entier, mais le single Columbia reste le document de ce moment.
Écoutez la prise album 1983 de Cargo. Passez les discours de remaster. L’intérêt d’Overkill, ce sont les salles de 1982, McIan à la console et un groupe déjà numéro un qui apprend à sonner inquiet en public.
Rosa | 10 octobre 2026
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Mon père passait Men At Work en voiture. Overkill c’est mon trajet d’enfance.
Diego | 11 octobre 2026
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Bonne chronique. J’avais oublié à quel point Men At Work est tranchant ici.
Zoé | 12 octobre 2026
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C’est le morceau que je mets pour tester des enceintes. Men At Work ment jamais. Bon.
Mateo | 12 octobre 2026
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Les gens sous-estiment à quel point Overkill est bizarre. L’article le dit bien.
Chloé | 12 octobre 2026
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Mon père passait Men At Work en voiture. Overkill c’est mon trajet d’enfance. Bisous la dispute.
Bea | 13 octobre 2026
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Un peu basique mais Overkill reste top 5 Men At Work pour moi.
Ivan | 13 octobre 2026
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Ok mais qui d’autre met Overkill à 1h du mat et se sent compris? Bon.
Aria | 14 octobre 2026
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Chanson simple, gros feeling. Overkill fait encore ça.
Kofi | 15 octobre 2026
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Je balance Overkill aux potes qui détestent cette époque. Ça marche. J’en ai parlé à un collègue, il a haussé les épaules. Tant pis.
Sam W. | 15 octobre 2026
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Version courte: le groove de Overkill est toujours injuste.