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Murray Head – Say It Ain’t So

Morgan Studios, 1974 : héros, Watergate et une prière soft-rock

Murray Head écrit et chante Say It Ain’t So, Joe pour son deuxième album studio Say It Ain’t So, sorti en 1975. Les sessions ont lieu à l’automne 1974 aux Morgan Studios à Willesden, Londres, avec Paul Samwell-Smith à la production pour Silven Productions. Island et A&M pressent le single et l’album selon les territoires. Head avait déjà été entendu en Judas sur l’album original de Jesus Christ Superstar ; ce disque marque son retour d’auteur avec un vrai groupe.

Samwell-Smith fait entrer des musiciens de ses sessions Cat Stevens, dont Alun Davies, Gerry Conway et Bruce Lynch, tandis que Head amene des joueurs comme Jim Cregan et Bob Weston. Sur le titre, on entend un rythme soft-rock calme, une basse ronde, des guitares électriques et la voix claire de Head qui raconte la foi en des héros publics après la chute. Head expliquera plus tard qu’un documentaire des années 1970 sur Richard Nixon avant la démission a déclenché le texte : un redacteur de presse locale comparait le soutien intact a un president discredite au scandale des Black Sox de 1919 et a la phrase « Say it ain’t so, Joe. »

Le morceau dure environ 4:36. La face B du single est Don’t Forget Him Now. Roger Daltrey le reprend sur son album One of the Boys en 1977. L’album mere se vend durablement ; Head revisite le titre sur des compilations plus tardives quand la formule revient dans l’actualite americaine, y compris l’affaire O.J. Simpson. Ici, on reste sur les sessions Morgan 1974-75 et l’album d’origine, pas sur les remasters.

Say It Ain’t So, Joe a été provoque par un documentaire des années soixante-dix sur Richard Nixon avant sa démission. La chanson parle des heros et de leurs pieds d’argile ; c’est aussi une prière de ceux qui ont perdu foi en une idole tombée.

(Murray Head, notes de pochette pour When You’re in Love, 1994/95)

Les ingénieurs Robin Black et Martin Levan travaillent aux consoles Morgan ; la photo de pochette est de Gered Mankowitz. On entend le mix net de Samwell-Smith et Head qui nomme la déception sans crier. Les textures soft-rock et folk-rock gardent le texte lisible : le drame est dans les mots, pas dans les effets de studio.

Commencez par la prise album 1975 de Say It Ain’t So, Joe. Passez le discours de remaster. Morgan Studios, Samwell-Smith et l’ecriture Head de l’ere Watergate forment l’œuvre d’origine.