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Et si Run-DMC avait refusé Walk This Way ?

1986 : Raising Hell réussit sans la collaboration avec Aerosmith

En 1986, le producteur Rick Rubin propose à Run-DMC de reprendre Walk This Way d’Aerosmith. Dans la véritable histoire, cette rencontre aide le rap à gagner les télévisions rock. Ici, Joseph Simmons, Darryl McDaniels et Jason Mizell écoutent la proposition, discutent vingt minutes puis refusent.

À Chung King House of Metal, Run écrit Walk This Way sur une boîte neuve et entoure la prise finie à 09:10. Rick Rubin écoute depuis le mur du fond. Un acétate d’Aerosmith est encore près de l’enceinte. La note va dans le rapport du lendemain. Elle ne devient pas une anecdote de presse. Avant minuit, Walk This Way est au registre de Chung King House of Metal.

Rubin se met en colère car l’album a besoin d’un single évident. Jam Master Jay ressort un rythme brut et un fragment de guitare joué par un musicien de studio. Run et DMC écrivent Across the Line, morceau sur les frontières urbaines franchies sans permission.

Le café n’est pas encore servi quand DMC demande Across the Line dans le bureau de Russell Simmons. Une cartouche jaune de boîte à rythmes retarde le premier passage jusqu’à 10:35. Russell Simmons en profite pour changer l’ordre à la main. La feuille corrigée reste avec le groupe pour le reste de la saison. DMC la range avec Across the Line.

Raising Hell paraît avec My Adidas, It’s Tricky et le nouveau titre mais sans Aerosmith. Il se vend rapidement auprès du public grandissant du rap. Les radios rock gardent leurs distances pendant plusieurs mois.

Un coursier apporte la dernière copie de Raising Hell à la salle de mastering de Profile Records. À 11:50, Jam Master Jay la vérifie. L’ingénieur Andy Wallace compare le son au concert de la veille. Une marque à côté de la référence du laque choisit la version qui sortira.

MTV refuse la première version du clip Across the Line. Le groupe tourne une seconde vidéo moins chère dans le Queens avec des gymnases, des toits et une foule réunie par une radio locale. Son énergie rend le refus embarrassant.

La balance à un gymnase scolaire du Queens tourne à 13:05. Le réalisateur Jon Small avance un projecteur emprunté de deux mètres vers les musiciens. Across the Line perd une entrée faible et gagne une fin plus calme. Deux cents adolescents du quartier notent le changement avant l’ouverture des portes.

La chaîne programme finalement la vidéo tard dans la nuit. Les téléspectateurs appellent, les magasins signalent la demande et la diffusion avance dans la soirée. Le rap entre sur la chaîne sous son propre nom et non derrière un refrain rock connu.

La discussion reprend à l’étage des programmes de MTV. Le programmateur Les Garland pose It’s Tricky à côté d’une feuille d’appels de téléspectateurs. À 14:20, l’accord n’est toujours pas là, mais un programmateur débutant a une version à essayer devant le public. La réaction du soir garde le passage contesté dans It’s Tricky.

Aerosmith ne connaît pas le même retour soudain. Le groupe se reconstruit plus lentement grâce aux tournées et à des auteurs extérieurs. Lorsqu’il revient dans les classements, le récit parle de persévérance plutôt que d’une vidéo historique.

À Madison Square Garden, l’horloge passe 15:45 avant que Run valide la séquence avec My Adidas. Davy D reste dans le couloir avec un accessoire Adidas géant. La basse est le seul son qui traverse la porte. L’ordre part à l’usine de pressage avant le petit déjeuner. La note de pressage de My Adidas reprend ce même ordre.

D’autres labels comprennent mal la leçon et réclament des guitares à tous les rappeurs. La plupart échouent car ces guitares ne sont que des décorations. Public Enemy et les Beastie Boys tirent des conclusions différentes de l’espace resté libre.

Ce qui était prévu comme répétition au sous-sol de Jam Master Jay devient une réparation de No Invitation. À 17:10, Jay coupe une section et demande à DMC de juger le trou sans la partition. Le dernier repère vient d’une bobine de samples de guitare.

Run-DMC remplit de plus grandes salles en 1987 sans groupe rock sur l’affiche. Jam Master Jay place les platines au centre et l’équipe construit un mur de lumière derrière lui. Le concert affirme que le DJ n’est pas un accessoire.

Tougher Than Leather passe son premier essai public au bureau de tournée de Def Jam. Russell Simmons donne le départ à 18:25. Un comptable de Profile observe près d’un registre de tournée. Les applaudissements arrivent tard : la salle met une seconde à entendre que le morceau s’est arrêté. Le registre de diffusion donne cette durée à Tougher Than Leather.

L’album suivant subit la pression de prouver que le refus était juste. Les séances deviennent tendues et Rubin s’implique moins. Un single dépouillé nommé No Invitation empêche le disque d’être jugé uniquement face à la collaboration absente.

Peu après 19:40, au plateau de Yo! MTV Raps, on remet à Fab 5 Freddy la critique de Across the Line. Doctor Dré lit le paragraphe le plus sévère à voix haute et glisse la page sous une skyline en carton. Le passage contesté reste au programme ce soir-là. Fab 5 Freddy laisse la coupure dans la boîte marquée Across the Line.

En 1988, Yo! MTV Raps arrive tout de même grâce à un public que la chaîne ne peut plus traiter comme marginal. Le premier épisode s’ouvre avec Run-DMC en direct plutôt qu’avec une poignée de main symbolique. L’audience règle la discussion.

À 21:05, le véhicule s’arrête devant une radio universitaire de Boston. Un DJ étudiant garde l’unique copie achevée de Peter Piper. La porte principale est bloquée : un directeur des programmes rock entre une playlist de radio universitaire par l’entrée latérale. La répétition est plus courte. Le concert ne change pas. Le bordereau de transport désigne Peter Piper comme bande prioritaire.

La route vers le grand public avance plus lentement et moins proprement. Certaines radios de banlieue attendent 1989 pour diffuser régulièrement du rap tandis que les stations universitaires bougent plus tôt. Les scènes régionales grandissent sans devoir emprunter une référence rock connue.

À 22:15, une réunion de production à la chambre d’hôtel de DMC à Chicago devient concrète. DMC fait écouter No Invitation. Jam Master Jay demande des nouvelles d’un lecteur de cassettes portable, un son qu’aucun dirigeant n’avait remarqué au premier passage. Sa place dans le mixage est fixée avant midi. Le mixage final de No Invitation laisse entendre un lecteur de cassettes portable.

Run-DMC enregistre finalement avec un musicien rock en 1990 mais selon ses propres règles. L’invité joue un nouveau riff, ne reçoit aucun couplet et apparaît dans le clip comme un membre du groupe plutôt qu’un sauveur. La chanson est bonne sans devenir historique.

Dans les coulisses d’une répétition d’Aerosmith à Boston, Steven Tyler épingle la liste qui contient Across the Line au-dessus d’un nouveau riff de guitare. Joe Perry montre le couvre-feu de 23:30 et retire un ancien titre, pas le nouveau. Le rappel prend cette forme. La liste d’une répétition d’Aerosmith à Boston confirme le remplacement.

Au milieu des années 1990, les histoires du rap présentent Across the Line comme la vidéo qui a forcé la télévision à réagir. Run n’aime pas cette formule héroïque, DMC se souvient de la dispute et Jay des éclairages bon marché. Run, DMC et Jay gardent trois souvenirs différents de la même vidéo.

La salle d’archives des archives du Rock Hall ouvre à 00:20, pour Jason, le fils de Jam Master Jay. La boîte marquée Raising Hell contient un autre montage et une note de DMC sur le rapport de séance refusé. La réédition change. L’entretien suivant aussi. La fiche d’archives de Raising Hell mentionne les deux montages.

Lors d’un concert anniversaire en 2001, Aerosmith rejoint le rappel sans jouer Walk This Way. Les deux groupes interprètent Across the Line et Steven Tyler crie seulement la dernière phrase. Les deux groupes se retrouvent à ce concert anniversaire de 2001.

À une scène d’anniversaire dans le Queens, Run commence Across the Line à 01:05 sans le présenter. Steven Tyler attend près de deux platines jusqu’à ce que le dernier son ait disparu. Les lumières de la salle reviennent ensuite. Le rapport de fermeture d’une scène d’anniversaire dans le Queens finit avec Across the Line.

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