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Interview afterlife de Tom Petty

Au crépuscule de Floride sur une route qui oublie les sorties, Riffs and Beats croise Tom Petty derrière sa Rickenbacker, denim usé, cheveux dans un vent qui ne demande pas d’autographes.

Riffs and Beats
Tom, Free Fallin’ possède encore les radios de voiture. Le secret ?

Tom Petty
Une montée simple et une carte postale californienne. Mike et moi avons gardé la batterie polie pour laisser marcher l’histoire. L’humidité de Floride m’a appris à ne pas précipiter un refrain. On réglait le micro plus bas que l’ego. Le bas dit la vérité plus vite.

Riffs and Beats
Heartbreakers ou solo : quelle pièce est chez toi ?

Tom Petty
Heartbreakers quand je veux des frères qui se disputent juste. Solo quand je veux le silence entre les prises. On réglait le micro plus bas que l’ego. Le bas dit la vérité plus vite. Le refrain devait marcher sans slogan. Si le slogan portait tout, on recommençait.

Riffs and Beats
Tu t’es battu contre le label sur les hausses de prix. Toujours fier ?

Tom Petty
Oui. Les fans ne sont pas des distributeurs. Si la chanson coûte trop, le refrain sonne gras. Le refrain devait marcher sans slogan. Si le slogan portait tout, on recommençait. Je me souviens du Rickenbacker plus que de la brochure rock-star.

Riffs and Beats
American Girl : souvenir de Gainesville ou mythe ?

Tom Petty
Les deux. Une ville étudiante, une sensation de voiture rapide, un jangle Byrds que j’ai refusé de poncer. Un mot simple peut survivre à une métaphore chic. On réglait le micro plus bas que l’ego. Le bas dit la vérité plus vite.

Riffs and Beats
Refugee frappait comme un poing. Comment as-tu pris la voix ?

Tom Petty
Micro près, peu de polish. Je voulais du grain sur les voyelles. La batterie de Stan a fait le reste. On réglait le micro plus bas que l’ego. Le bas dit la vérité plus vite. Le refrain devait marcher sans slogan. Si le slogan portait tout, on recommençait.

Riffs and Beats
Les playlists aiment tes singles. Tu rates les faces d’album ?

Tom Petty
Carrément. Damn the Torpedoes, c’était une dispute de bout en bout. L’aléatoire, c’est du tourisme. Le refrain devait marcher sans slogan. Si le slogan portait tout, on recommençait. J’ai couru après un jangle jusqu’à ce que la pièce hoche la tête.

Riffs and Beats
Conseil pour un auteur coincé au couplet deux ?

Tom Petty
Roule vers quelque chose de moche. Écris ce que les panneaux refusent. Puis coupe la moitié des adjectifs. Full Moon Fever, c’était du métier habillé en facilité. On réglait le micro plus bas que l’ego. Le bas dit la vérité plus vite.

Riffs and Beats
Un matos que tu exiges encore ?

Tom Petty
Une Rickenbacker un peu sauvage. L’intonation parfaite, c’est pour les dentistes. On réglait le micro plus bas que l’ego. Le bas dit la vérité plus vite. Le refrain devait marcher sans slogan. Si le slogan portait tout, on recommençait.

Riffs and Beats
Mythe à retirer ?

Tom Petty
Que j’étais toujours cool. Je pouvais être têtu comme une porte de studio fermée. Le refrain devait marcher sans slogan. Si le slogan portait tout, on recommençait. Je préfère encore une vraie histoire à un mythe à lunettes.

Riffs and Beats
Où mène la route ici ?

Tom Petty
Nulle part d’utile. C’est pour ça que je l’aime. Fenêtres ouvertes. Heartbreakers, c’est le groupe, pas la police de bio. On réglait le micro plus bas que l’ego. Le bas dit la vérité plus vite.

Il marche sur la bande d’arrêt d’urgence avec la Rickenbacker, le crépuscule avale les bandes blanches. Fiction, oui. Le refrain est encore sur le siège passager.

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