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Wonderful Ass – Prince: Jill Jones dans la pièce, une chute à la Morris

Début 1983 à la maison, écrit pendant que Vanity était en tournée

La prise de base de Wonderful Ass se place dans les deux premières semaines de janvier 1983, à Kiowa Trail, à Chanhassen. Novembre 1982 reste possible si on lit le journal de bandes dans l’autre sens. Prince joue les instruments. Jill Jones est dans la pièce et l’aide à poser la chaîne de rimes en « ate ». Le récit habituel dit que le sujet était Vanity, Denise Matthews, qui assurait la première partie de la tournée 1999 pendant qu’il écrivait. Le morceau, c’est une Linn, une basse synthé, et une voix qui continue de sourire.

Personne ne l’a fixé à un album bouclé. En 1983, on a parlé de le donner à Vanity 6, puis à Apollonia 6 après le départ de Vanity, ou au Time. L’idée du Time colle mieux à la fin que Purple Rain. La dernière ligne, c’est Prince qui fait Morris Day. C’est un sketch autant qu’une chanson, le genre de gag que ces disques satellites étaient faits pour porter, sauf qu’il n’a jamais donné la bande.

Wendy Melvoin et Lisa Coleman y reviennent à Sunset Sound, très probablement le 27 septembre 1984, et ajoutent voix, guitare et claviers. Les notes du deluxe Purple Rain, sorti plus tard, datent tout le morceau de ce septembre-là. Cette date ne couvre que leurs overdubs, pas l’enregistrement à la maison. Le 28 mars 1986, il le réédite encore à Sunset Sound, assez longtemps pour qu’une face B soit évoquée. Ça ne sort toujours pas.

You know I like that ass.

(Prince, chute de Wonderful Ass, 1983)

Le morceau reste au coffre pendant les années Revolution. Il réapparaît sur un projet de compilation de la fin des années 1990, parfois appelé Roadhouse Garden, encore inédit à ce moment-là. Un extrait a circulé. La piste complète attend les éditions deluxe de Purple Rain en 2017, sur le disque des morceaux du coffre. Cette sortie est une livraison. La séance, c’est une date à la maison à la fin de l’année de tournée 1999, un texte de blague resserré avec Jill Jones, et une chute à la Morris Day qu’il a gardée pour lui.

Ce qu’on entend, c’est la piste de 1983 avec les parties de Wendy et Lisa de 1984, pas un arrangement neuf fabriqué pour la réédition. Prince reste le seul crédit de production. Le jeu de rimes à la fin est l’indice. Il écrivait vite, à la maison, entre les concerts, et il a laissé la bande drôle exprès. L’album Purple Rain, bouclé l’été suivant, ne lui a pas trouvé de place. Le morceau explicite de ce disque, c’est Darling Nikki. Celui-ci est resté une blague de studio avec un vrai groove : Linn en dessous, la liste de rimes de Jill Jones dans le dernier couplet, et une voix de Morris Day qu’il aurait pu donner au Time et qu’il n’a pas donnée. Jones a aidé à construire la chaîne de rimes. Elle n’est pas listée comme chanteuse sur le mix fini.

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