Bienvenue dans le monde des chroniques objectivement subjectives
 

Synthé ou guitare : quel instrument définit le mieux les années 1980 ?

Claviers néon contre cordes amplifiées : quel instrument a marqué le son des années 1980 ?

Ouvrez une playlist « années 80 » : vous entendrez les deux. Batteries gated et lignes de synthé d’un côté ; pédales chorus et riffs d’arena de l’autre. La décennie a vendu de nouveaux claviers numériques et gardé la guitare électrique au centre du rock radio. Le marketing a aimé la fracture new wave / hard rock, mais les auditeurs disputent encore quel outil a écrit la signature de l’époque.

L’argument synthé est technologique et architectural. Polysynthés abordables, séquenceurs et boîtes à rythmes permettent à de petites équipes de bâtir des tubes qui sonnent immenses : Soft Cell, Depeche Mode, premières productions de Madonna, une bonne part de l’électro et du freestyle. Thèmes de films et de télé suivent. Pour ce camp, les années 1980 sont la première décennie où le clavier, pas la guitare, donne la couleur par défaut de la pop grand public.

L’argument guitare est continuité et volume. Metal, hard rock et une large part du college rock parlent encore à six cordes : le flash Van Halen, les paysages delay de The Edge, la vitesse thrash, le jangle indie. En live, la guitare reste la silhouette de l’affiche. Ce camp entend la décennie comme une histoire de guitare qui a simplement appris de nouveaux effets.

Les croisements brouillent le tableau : Prince, The Police, U2 et d’innombrables musiciens de studio mélangent les deux. Pourtant, quand on mime « les 80s » dans un bar ou un film, on tend soit vers un stab de synthé, soit vers un accord baigné de chorus, rarement une troisième voie neutre.

Qu’est-ce qui définit la décennie à vos oreilles : la nouvelle palette du synthétiseur ou le rugissement mis à jour de la guitare ? Choisissez un camp et citez un titre qui le prouve.