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Dare – Human League

Synth-pop Sheffield 1981 : Oakey, Sulley, Catherall, Don’t You Want Me

The Human League sort Dare à l’automne 1981 chez Virgin après une rupture salissante : Martyn Ware et Ian Craig Marsh partent fonder Heaven 17, Phil Oakey reconstruit avec les adolescentes Susan Ann Sulley et Joanne Catherall, croisées sur une piste de Sheffield, plus le producteur Martin Rushent. L’album s’appuie sur du matériel Roland, une clarté séquencée et des accroches pop plutôt que sur le gloom expérimental d’avant. Des ouvertures comme « The Things That Dreams Are Made Of » listent des plaisirs de conso sur un bounce synthétique ; « Open Your Heart » montre une pulsation façon Moroder avec retenue britannique.

« Don’t You Want Me » scelle le saut commercial : un duo narratif sur la gloire et le ressentiment qui passe n°1 au Royaume-Uni puis, plus tard, aux États-Unis. La prod de Rushent garde chaque partie audible, batteries serrées, lignes de synthé imbriquées, voix devant. Pop faite machine qui se vend encore comme drame humain.

The Human League ont fait un disque qui sonne comme le futur, brillant, froid et totalement original.

(Mark Ellen, Smash Hits, 1981)

Dare devient un modèle de la prise des charts par le synth-pop UK et de la League menée à l’image par Oakey. Son héritage est concret : un sauvetage post-scission devenu preuve multi-platine que les synthés peuvent tenir les n°1 de Noël, et une école de prod que l’ère Rushent cite encore. Heaven 17 prend l’autre moitié du groupe d’origine ; Dare prend le grand public.

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