Dix chanteuses dont les hits ont forcé radio et labels à élargir ce que la voix pop pouvait faire.
10Sade – “Smooth Operator” Sur Diamond Life (Epic, 1984), Sade Adu garde une voix petite et précise sur un band quiet storm. Le single fait vendre ce murmure en pop mainstream, pas en genre de niche. Elle ne monte pas le volume. Elle monte la barre de la delivery cool sur les charts UK et US.
9Robyn – “Dancing on My Own” Le single Konichiwa de 2010 est un titre club bâti sur une rupture, écrit après qu’elle a quitté le parcours major. Robyn fait marcher la vulnérabilité sur le dancefloor. Une vague de pop électronique après elle arrête de faire semblant que la chanteuse va bien pendant que le kick tourne.
8Donna Summer – “I Feel Love” Avec Giorgio Moroder à Musicland à Munich en 1977, Summer pose une voix humaine tenue sur une séquence Moog qui ne respire pas comme un groupe live. Le disco trouve un modèle dans ce mix pulse et notes tenues. Les producteurs pop empruntent l’astuce depuis.
7Kate Bush – “Wuthering Heights” Le single EMI de 1978, écrit et défendu par Bush, toppe le chart UK avec un registre aigu que la pop avait rarement budgété. La voix est théâtrale et très sérieuse à la fois. Les deux options restent ouvertes à la pop britannique après ses débuts.
6Lauryn Hill – “Doo Wop (That Thing)” The Miseducation of Lauryn Hill (Ruffhouse / Columbia, 1998) fait cohabiter cadence rap et chant soul dans une même perf. Le single fait la leçon et groove en même temps. Il redéfinit ce qu’un hit pop peut dire sans perdre la rue.
5Whitney Houston – “I Will Always Love You” La version Arista de 1992 pour The Bodyguard commence presque a cappella, puis ouvre en full belt. Dolly Parton l’a écrite ; Houston fait entendre la taille de la voix comme de la tendresse sur les radios du monde. Les ballades après elle doivent matcher cette entrée ou sonner plus petites.
4Björk – “Hyperballad” Sur Post (One Little Indian, 1995) la voix traite l’électronique comme le groupe, pas comme déco. Elle peut chuchoter, puis ouvrir une note sur des batteries programmées. Les chanteuses pop qui ont ensuite chanté avec des machines ont suivi un chemin qu’elle avait déjà rendu émotionnel, pas seulement nouveau.
3Madonna – “Like a Prayer” Le single Sire de 1989, et la décennie autour, font du contrôle de l’image une part de la perf vocale. Elle n’a pas la plus grande tessiture de la pièce. Elle décide ce que la pop a le droit de montrer et de sonner en chantant. La voix sert cette décision, et la décision tient à travers tournées et clips suivants.
2Beyoncé – “Formation” Avec Lemonade (Parkwood / Columbia, 2016) la voix travaille comme un outil de mise en scène : cadence rap, belt, chuchotement, tout ciblé. Crazy in Love avait déjà reset les années 2000. Formation montre que le reset peut porter du politique sans lâcher l’accroche. La pop a suivi, parfois honnêtement.
1Aretha Franklin – “Respect” En 1967 chez Atlantic elle prend la chanson d’Otis Redding et transforme l’épellation en exigence. Muscle gospel, clarté pop, aucun intérêt à être seulement jolie. Les définitions plus tardives d’une grande voix pop se mesurent encore à cet enregistrement. Tout ce top descend de cette session Atlantic.