Le big beat sur la chaîne du salon
En juin 1997, The Fat of the Land pousse le big beat britannique dans des salons qui croyaient l’électronique réservée au club. Liam Howlett construit les titres ; Keith Flint et Maxim Reality portent le chaos sur scène et dans les clips. XL Recordings sort un disque numéro un des deux côtés de l’Atlantique, qui sonne comme une émeute avec une batterie serrée.
« Firestarter » et « Breathe » deviennent des références du quotidien. Posture punk, ingénierie rave, cuts hip-hop et muscle rock fusionnent. L’agressivité est conçue : refrains assez tranchants pour la radio de jour, grave assez lourd pour les entrepôts.
Ce qui reste, c’est le moment où la dance UK a ouvert la porte du mainstream en gardant la crasse. The Fat of the Land reste un test de résistance pour les enceintes et pour les banlieues calmes.
Breathe with me.
(Keith Flint / Maxim Reality / Liam Howlett, refrain de Breathe, 1996/97)

Sorti le 30 juin 1997, l’album traîne encore l’image du pyro de festival et du PVC de scène. À jouer fort ; Howlett l’a mixé ainsi.