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Instant Crush – Daft Punk: Casablancas, cinq minutes de lueur RAM

Single Columbia 2013 : Casablancas dans le cadre live-band de RAM

Instant Crush figure sur l’album de mai 2013 de Daft Punk, Random Access Memories, écrit par Thomas Bangalter, Guy-Manuel de Homem-Christo et Julian Casablancas. Les sessions (2010–2012) placent musiciens live et esthétique bande magnétique au premier plan ; la voix de Casablancas arrive filtrée et un peu distante sur batterie gated, guitares en chorus et pulse mid-tempo plus proche de la radio new wave que du four-on-the-floor club. Columbia sort le titre en quatrième single le 22 novembre 2013 (edit radio environ 3:29 ; version album 5:37).

Casablancas partage le crédit de production. Le texte esquisse une relation qui ne se verrouille jamais tout à fait : enchaîné à un ami, portes qui s’ouvrent, crush qui reste inachevé. Bangalter et de Homem-Christo gardent l’arrangement patient, laissant de la place au phrasé du chanteur des Strokes plutôt que d’empiler les vocoders. Rolling Stone placera plus tard le morceau dans sa liste des 100 Best Songs of 2013.

Warren Fu réalise le clip officiel : stop-motion et figurines d’argile avec le visage de Casablancas plaqué sur un interprète miniature, parallèle littéral au thème humains-et-machines de l’album. Hors tournée et sur les remasters, la prise studio reste la référence : la discipline live-band de RAM appliquée à un single pop qui sonne encore comme un groupe dans une pièce.

And we will never be alone again, ’cause it doesn’t happen every day.

(Julian Casablancas / Daft Punk, paroles d’Instant Crush, Random Access Memories, 2013)

Revenez au mix album et le filtre sur la voix de Casablancas fait encore le travail émotionnel. À côté de Get Lucky et Lose Yourself to Dance, Instant Crush est le single intérieur de RAM : moins de flex disco, plus de conversation inachevée. C’est pour cela qu’il ouvre encore les playlists de ceux qui veulent les casques sans le refrain yacht-party.

Cinq minutes trente-sept de presque. C’était le sujet.

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