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Be Here Now – Abbey Road, puis la campagne en surcharge

Creation, Abbey Road puis la campagne

Le 21 août 1997, Creation sort Be Here Now, enregistré entre Abbey Road, AIR, Orinoco, Master Rock et Ridge Farm avec Owen Morris et Noel Gallagher à la production. Les sessions démarrent à Abbey Road le 7 octobre 1996 ; Morris trouve la première semaine mauvaise et propose d’arrêter, Noel hausse les épaules et continue. Après la pression tabloïd autour de Liam, le management bascule vers des lieux plus calmes, dont Ridge Farm dans le Surrey. Alan White est le seul batteur du disque fini. C’est le dernier album studio d’Oasis avec Paul « Bonehead » Arthurs et Paul « Guigsy » McGuigan avant leur départ en 1999.

Noel veut un mur de guitares colossal : morceaux plus longs, overdubs denses, cuivres et cordes arrangés par Nick Ingman sur plusieurs titres. D’You Know What I Mean? ouvre sur un hélicoptère et une guitare en delay ; All Around the World dépasse neuf minutes avec une longue coda. Les claviers de Mike Rowe épaississent le medium. La pochette de Stocks House montre une Rolls dans une piscine, un calendrier bloqué sur le 21, et le groupe posé dans le désordre, au moment où l’excès Britpop est déjà la une.

Les ventes britanniques de la première semaine battent des records pour l’époque ; les magasins ouvrent à minuit et la file dure jusqu’au matin. Le clip de Dom et Nic pour D’You Know What I Mean? place le groupe en hélicoptère au-dessus d’un paysage aride. Epic pousse les mêmes singles aux États-Unis. La critique parle vite de mixes trop chargés ; Noel reconnaîtra plus tard que les overdubs sont allés trop loin. Force charts et lendemain de cuite critique arrivent la même saison.

Je voulais que ça sonne gros. On a ajouté des guitares jusqu’à ce que la pièce soit pleine.

(Noel Gallagher sur l’approche de Be Here Now)

D’You Know What I Mean?, Stand by Me et All Around the World passent tous dans le top 5 britannique. L’album démarre numéro un au Royaume-Uni et vend des millions d’exemplaires avant que le retour de bâton ne s’installe. Les sets live de la période collent à la même esthétique mur de guitares, avec des durées qui fatiguent les slots festival.

Comme document, le disque fige Oasis au sommet commercial et au sommet de l’auto-indulgence. Les albums suivants allégeront les arrangements ; celui-ci reste le point culminant du volume Creation avant que le line-up et l’époque ne changent. Les fans débattent encore si les chansons avaient besoin d’autant de couches.

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