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(Stranded on) the Wrong Beach – Noel Gallagher’s High Flying Birds : le paradis, puis le chemin du retour

L’histoire de fuite de l’album s’échoue

(Stranded on) the Wrong Beach est le titre neuf de Noel Gallagher’s High Flying Birds, le premier album que Sour Mash sort le 17 octobre 2011, et Noel a dit au NME que c’était là que l’histoire de fuite du disque lâchait. Le disque s’ouvre sur Everybody’s on the Run, une chanson sur le fait de quitter la ville pour voir si l’herbe est plus verte. Au titre neuf, le narrateur est dans l’endroit qu’il croyait vouloir, et c’est la mauvaise plage. Les parenthèses, a-t-il dit, étaient une habitude. Il n’avait pas de meilleure raison. Il a tendance à mettre des crochets. C’est toute l’explication.

Gallagher l’écrit. Il la produit avec Dave Sardy. Jeremy Stacey joue la batterie. La même chaîne 2010-2011 que le reste de l’album s’applique : State of the Ark à Twickenham et les autres studios londoniens, mixes à Hillside Manor à Los Angeles, mastering d’Ian Cooper à Metropolis. Ce n’est pas un single. Ça dure un peu plus de quatre minutes, tempo moyen, batterie et basse poussées, un refrain qui continue de verser un verre pour la route. La dernière ligne demande qu’on vienne le chercher. Sur un album qui garde aussi Stop the Clocks en fermeture, c’est la dispute avant l’adieu. Gallagher a dit au NME que tout le disque portait un récit de fuite, d’espoir et d’amour, et qu’il avait trois chansons qui sonnaient comme des fins, dont Everybody’s on the Run, (I Wanna Live in a Dream in My) Record Machine et Stop the Clocks, donc il a dû les séparer. Le titre neuf est celui qui admet que le voyage a raté.

Le premier album est numéro un au Royaume-Uni. Ce morceau n’a pas de vidéo ni d’entrée propre au classement. Il apparaît en concert. Le premier show, à l’Olympia Theatre de Dublin le 23 octobre 2011, est un set de vingt titres avec neuf chansons d’Oasis et le nouvel album tissé dedans. Le 26 février 2012, le groupe joue à l’O2 Arena de Londres. Dick Carruthers réalise le film, avec Jeremy Azis à la production, et Sour Mash sort International Magic Live at the O2 le 15 octobre 2012. (Stranded on) the Wrong Beach arrive tard dans ce set, après Half the World Away et avant les titres d’Oasis qui ferment la soirée. Une démo est sur le CD bonus, à côté des démos du reste de l’album.

L’album commence avec Everybody’s on the Run et l’idée qu’il faut quitter l’endroit où l’on est pour trouver le paradis, pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Mais on finit échoué sur la mauvaise plage, au paradis, en se disant : ce n’est pas vraiment ce que je voulais. Je devrais être là d’où je viens. Je devrais être là où est ma place.

(Noel Gallagher, NME, octobre 2011)

Dans l’ordre standard, il est entre AKA… Broken Arrow et Stop the Clocks. Le texte est simple : une chute, un rebond, un verre pour la route, la terre sèche qui s’enfonce, venez me chercher. Il a aussi dit au NME qu’il avait dû penser à tout ça sans le prévoir. Deux ans après avoir quitté Oasis en août 2009, la phrase sur le fait d’appartenir à l’endroit d’où l’on vient n’a pas besoin de mode d’emploi. Les parenthèses sont un tic de Gallagher. La plage est le sens de la tracklist.

Ce n’est pas la chanson pour laquelle on retient le premier album. If I Had a Gun… et AKA… What a Life! ont pris les singles, les vidéos et la radio. Celui-ci fait le travail à l’intérieur du disque : il dit que le paradis du premier morceau était une mauvaise adresse. Enchaînez l’ouverture, puis celui-ci, puis Stop the Clocks, et le disque de 2011 a une forme qui n’est pas seulement une pile de refrains. L’herbe n’était pas plus verte. Il l’a écrit et il a laissé les parenthèses.

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