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Lenny – Éponyme après le best of

Éponyme après le best of

Le 30 octobre 2001, Lenny Kravitz sort Lenny chez Virgin Records. C’est son sixième album studio et le premier à porter son prénom en titre, un an après le best of multi-platine Greatest Hits. Il produit et mixe le disque lui-même, avec l’ingénieur de longue date Henry Hirsch aux manettes. L’objectif est clair : écrire des titres capables de tenir face aux tubes radio sans recycler les recettes des années 1990.

Les douze titres durent environ cinquante minutes. L’ouverture « Battlefield of Love » pose un rock mid-tempo. « If I Could Fall in Love, » coécrit avec le guitariste Craig Ross, mise sur un refrain plus net. « Stillness of Heart » ralentit le groove en ballade, devenue ensuite un classique de scène. « Believe in Me » et « Dig In » frappent plus fort, avec des guitares sèches et une voix bien en avant dans le mix.

« Dig In » est le premier single, sorti en septembre 2001. Samuel Bayer réalise le clip. Sur le Billboard Hot 100, le titre culmine à la 31e place et atteint la 7e sur Adult Top 40. Les singles suivants, « Stillness of Heart, » « Believe in Me » et « If I Could Fall in Love, » maintiennent l’album à la radio internationale jusqu’en 2002.

It’s time to face it and come on in and join the party. Life has been waiting for you to care.

(Lenny Kravitz, « Dig In », 2001)

Lenny entre dans le Billboard 200 à la 12e place. En Europe, le disque frappe plus fort : n°1 en Autriche, n°3 en Suisse, n°5 en Allemagne et en Suède, n°6 en Italie et au Japon, n°7 aux Pays-Bas. Au Royaume-Uni, le pic reste plus modeste, à la 55e place. Ces chiffres disent où l’hybride rock-soul de Kravitz se vendait encore après une décennie de tubes.

Les titres plus profonds complètent le portrait. « Bank Robber Man » resserre la section rythmique. « A Million Miles Away » et « You Were in My Heart » s’ouvrent sur des arrangements plus lents. « Let’s Get High » referme l’album sur un format plus long. Sur l’ensemble, les guitares restent assez sèches, la batterie frappe sans gloss années 80, et la basse reste ronde sous la voix. C’est toujours le vocabulaire Kravitz, mais moins orné que sur 5.

Lenny fait le pont entre l’ère des hits et les années Virgin suivantes, jusqu’à Baptism en 2004. Le disque n’invente pas une nouvelle persona ; il consolide celle qu’il possède déjà. Pour qui est entré par « Dig In » à la radio rock fin 2001, voici l’album complet derrière ce single : douze titres, auto-produits, pensés pour la scène.

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