Ouverture de Mama Said, juillet 1991 : reprise 1971 et Slash en une prise
Fields Of Joy ouvre Mama Said sur une pulsation rock mid-tempo et un texte qui quitte les ennuis pour un terrain ouvert. Lenny Kravitz ne l’a pas écrit. Michael Kamen et Hal Fredricks l’ont enregistré avec le New York Rock Ensemble en 1971 ; le single Virgin de juillet 1991 le place en piste 1 du deuxième album, avec un arrangement de cordes qu’il contribue à poser et un solo de guitare qui arrête encore la pièce.
Ce solo est de Slash. Les deux étaient camarades à Beverly Hills High sans être proches ; ils se retrouvent quand Guns N’ Roses est assis devant Kravitz aux American Music Awards. Pendant les overdubs de Mama Said, Slash entre, joue une fois, demande à recommencer, et Kravitz refuse. Première prise seulement. Slash coécrit et joue aussi sur « Always on the Run » des mêmes sessions : deux empreintes distinctes sur le même disque.
En single, Fields Of Joy suit « It Ain’t Over ‘Til It’s Over » dans la poussée européenne de l’été 1991. L’album, sorti le 2 avril 1991, élargit Kravitz au-delà du culte de Let Love Rule : soul, hard rock et bords psychédéliques sous le même toit.
C’était un solo en une prise et il voulait le refaire, mais je ne l’ai pas laissé faire. J’adore toujours les premières prises.
(Lenny Kravitz sur le solo de Slash, MusicRadar)

L’arrangement garde le sentiment de route ouverte de l’original, avec la voix sèche de Kravitz et la touche orchestrale de Doug Neslund. Une reprise ferme l’album : la mélodie encadre tout le voyage Mama Said. Les éditions deluxe ont ensuite gardé l’audio remasterisé pour une nouvelle génération de playlists.
À entendre comme la porte du Kravitz 1991 : une chanson empruntée rendue personnelle par le lead en une prise d’un camarade de classe et un producteur qui savait quand arrêter la bande.