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Sun Hits the Sky – Supergrass : le fuzz d’abord, puis une longue montée d’orgue

Juin 1997, et le refrain est fait pour qu’on le crie en retour

Sun Hits the Sky s’ouvre sur un riff fuzz de Gaz Coombes, pas un piano et pas une blague. Rob Coombes répond à l’orgue. Mick Quinn et Danny Goffey jouent large, et le refrain est la partie vaste : il connaît un endroit où le soleil tape le ciel. Le morceau dure 4:55, long pour un single de Supergrass. Après le second refrain, Rob prend un solo de synthé qui continue comme un solo de prog continue, sauf que le groupe n’en fait jamais un costume. Le percussionniste Satin Singh est au crédit de l’album. La coda tombe sur basse, orgue et bongos. Trois mois après que Richard III se soit arrêté au numéro deux, c’était la suite en plein jour.

In It for the Money était déjà sorti, le 21 avril 1997, enregistré à Sawmills et produit par le groupe avec John Cornfield. Sun Hits the Sky est le troisième single, après Going Out et Richard III, sorti le 9 juin 1997 chez Parlophone, catalogue CDR 6469. Le classement officiel du 21 juin le montre au numéro dix. Il dure quatre semaines. L’Écosse l’a à sept, l’Islande à 16, les Pays-Bas à 81. La face B est une reprise de Some Girls Are Bigger Than Others des Smiths, une façon très Supergrass de dépenser la piste en plus : un œil sur la pop britannique de la décennie d’avant, l’autre sur un refrain qui veut un champ. Le crédit d’écriture inclut Rob, partout sur ce disque avant même qu’il soit membre à part entière sur la pochette.

Dom and Nic réalisent le clip, comme depuis Mansize Rooster. Nic est le frère de Danny Goffey, et en 1997 le duo a une série de clips Supergrass auxquels le groupe fait confiance. Celui-ci ne répète pas la virée de Portmeirion ni le sous-sol à la terre de Fuller. Il colle à une chanson dont les paroles pointent vers le haut et dont l’arrangement ajoute des instruments au lieu d’en retirer. Sur l’album elle voisine avec Late in the Day et Going Out, les morceaux qui prouvent que le second disque n’était pas une copie plus forte d’I Should Coco. Le NME avait donné 8/10 à l’album. Ce single est celui qu’on entend à travers une foule.

Sur In It for the Money, on était seuls. On n’avait pas de producteur, même si on n’avait que 18 ou 19 ans. On y est allés franco dans le studio. C’était une période vraiment excitante.

(Gaz Coombes, entretien avec Robert Collins, 2004)

L’autoproduction est le sujet de la citation, et on l’entend dans la durée. Un producteur de label aurait peut-être coupé le solo de synthé. Cornfield et le groupe l’ont laissé, puis ont laissé la chanson se défaire en bongos au lieu d’un dernier refrain crié. C’est un choix, pas un accident. Richard III avait été le claquement de porte. Sun Hits the Sky est la même pièce fenêtres ouvertes : toujours fort, toujours Oxford, mais l’orgue fait autant de travail que la guitare.

Il n’a pas égalé le numéro deux du printemps, et il n’en avait pas besoin. Numéro dix en juin, une chanson des Smiths au verso, et un refrain qu’on peut chanter sans connaître les couplets, ça a suffi à garder le deuxième album dans les bacs pendant l’été. Si vous voulez le Supergrass de 1997 sans l’accord du diable, commencez ici. Le riff fuzz est la poignée de main. L’orgue est la raison de rester.

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