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The Stranglers – Always the Sun

Octobre 1986 et un classement qui ne bouge pas

Epic Records sort « Always the Sun » le 6 octobre 1986. C’est le deuxième single de Dreamtime, l’album des Stranglers qui suit le 27 octobre. Hugh Cornwell chante et joue de la guitare. Dave Greenfield est aux claviers. Jean-Jacques Burnel à la basse. Jet Black à la batterie. Les quatre sont crédités comme auteurs. Le groupe et Mike Kemp produisent le morceau. Les sessions de l’album se tiennent en mars et avril 1986 à ICP, à Bruxelles et aussi à Spaceward à Cambridge, à Crescent à Bath et à Farmyard à Little Chalfont. La face B, « Norman Normal », vient d’un passage plus ancien sur le disque et a été produite par Laurie Latham.

Le single sort en 45 tours (catalogue SOLAR 1), en disque illustré découpé, en maxi avec un « Hot Mix » plus long et en double 45 tours. La chanson demande, en phrases simples, à qui on est censé faire confiance : l’école, une mère, le présentateur météo, les politiques. La réponse qu’elle répète, c’est le soleil. Dans le clip, Cornwell est au sol, les autres sur de petites scènes séparées dans une pièce sombre. Après la ligne sur un homme armé, il tire sur un calendrier solaire aztèque et la roue se brise.

Les radios britanniques le passent. Le classement britannique s’arrête quand même à la 30e place. La France le mène à la 15e, l’Irlande à la 16e, l’Australie à la 21e. Cornwell a écrit plus tard qu’il avait cru le morceau capable d’être aussi grand que « Golden Brown ». Il est allé chez CBS, maison mère d’Epic, chercher une estimation de milieu de semaine et il est reparti en colère contre la maison, pas contre la chanson. Dreamtime lui-même atteint la 16e place en Grande-Bretagne, l’album studio le plus bas de ses années dans le groupe.

On avait donné à CBS quelque chose de très bon à défendre et je voyais sur le visage de ce type qu’il savait qu’il n’avait pas fait le travail.

(Hugh Cornwell, The Stranglers Song by Song)

En décembre 1986, les deux mêmes faces reviennent sur un double 45 tours du single suivant, « Big in America ». Cornwell quitte le groupe en août 1990. Le soir de Noël, Epic sort un nouveau mix, « Sunny Side Up », pour pousser une compilation. John Ellis, le nouveau guitariste, ajoute de la guitare. La voix de Cornwell reste. Le remix atteint la 29e place, un cran au-dessus du single de 1986. Cornwell a dit qu’il n’était pas en colère. Il y a vu le signe que le label trouvait encore la chanson assez bonne pour une autre sortie et que le groupe n’avait pas beaucoup changé le disque.

La chanson dont on parle reste le single d’octobre 1986 : quatre minutes, Kemp et le groupe, les claviers de Greenfield sous la voix de Cornwell et une place au classement qui ne suivait pas le passage en radio. Elle est sur Dreamtime, entre « Nice in Nice », lui aussi 30e et « Big in America », 48e. Pour le disque que Cornwell croyait avoir remis à CBS, il faut la version de 1986, pas le mix de 1990.